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Maltraitance Ehpad

Publié par Beyna dans Santé,Médecine,accompagnement. · 9/10/2018 11:00:05

Ehpad : quand l’aide-soignante maltraite une résidente est ce volontaire ou est ce un manque de temps ,

Ma grand mere à vécu en Ehpad ( à l'époque maison de retraite, elle en a beaucoup souffert)

L'importance des mots : chacun a un sens bien particulier, chaque mot peut faire du bien ou du mal......
•Résident : s'écrit avec un E : le résident : personne qui habite à un endroit, qui réside. Le résidant est une personne qui vit temporairement à l'étranger. Nos résidents vivent dans la résidence, c'est leur domicile.
•Collaborateur : un salarié est celui qui travaille contre un salaire. Un collaborateur est celui qui collabore avec d'autres personnes à une oeuvre commune.
•Réfectoire : grande salle commune pour manger en collectivité — nous trouvons des réfectoires dans les écoles, les lycées, les centres de vacances.... Nous n'avons pas de réfectoire à la maison ! Les résidents prennent leurs repas dans une salle à manger ou salle de restaurant lieu convivial, chaleureux.
•Trottinette : les résidents utilisent du matériel pour les aider à marcher. Il s'agit de matériel médical ou paramédical, adapté. Le résident utilise un déambulateur.
•Bavoir: il est quelquefois nécessaire de protéger les vêtements du résident pendant le repas. Nous l'appellerons une serviette adaptée. Le bavoir est un élément du trousseau d'un bébé. Utiliser ce mot infantilise le résident et ne respecte pas sa dignité de personne adulte.
•Couche : les résidents sont adultes. Nous leur proposons des protections, en prévention d'un désagrément physique, physiologique, lié à leur âge ou à leur dépendance. La couche est réservée aux bébés, aux jeunes enfants.
•Emmener : nous n'emmenons pas le résident à la salle à manger, dans la salle de bains nous l'accompagnons, nous lui proposons notre aide pour se rendre à la salle à manger...
•Sale : un vêtement n'est pas sale, il est tâché.
•Donner à manger : nous aidons le résidant à prendre son repas. Donner à manger : nous nous adressons à des bébés, des enfants qui n'ont pas encore appris à manger seuls. Ce n'est le cas du résident. Il sait manger seul, il a des difficultés à réaliser tous les gestes nécessaires ou il les a oublié. Il est souhaitable de lui laisser la possibilité de manger seul, même si cela prend beaucoup de temps (penser à réchauffer les aliments) et si des aliments tombent à côté de l'assiette.
•Laver un résident : nous lavons une voiture, mais nous faisons la toilette ou aidons à la toilette les résidents, nous essayons de ne pas faire à la place des résidents (Le résident a perdu son identité de personne adulte). Même lorsque le résident n'aura plus la capacité à participer, nous devons lui garder sa place dans ce moment où le respect de l'intimité est primordial.
•On : à ne pas utiliser : « on » ne représente pas une personne.... Chacun d'entre nous a une responsabilité propre, une personnalité. Chacun de nos actes nous engage : cet engagement est valorisé par le « JE » ou le « NOUS .
•"Mamie", "pépé", "mémé" : mots utilisés par les enfants pour nommer leurs grands-parents. Ces mots s'utilisent au sein de la famille. Le résident n'est pas un membre de notre famille. Il a son identité propre. Il est une personne adulte. Chacun d'entre nous est reconnu par son nom de famille. Nous appellerons donc le résident: Monsieur XXXX, MadameXXXX.
•« C'est obligatoire », « C'est pas le moment », « vous n'avez pas le choix » : nous devons toujours chercher à respecter le choix et la demande du résident.
•Si une contrainte s'impose, il faut essayer de l'expliquer à la personne et ne pas se contenter du « c'est obligatoire » : il y a une raison à toute chose et de lui proposer une alternative et une solution.
•« Dépêchez vous » : à ne pas utiliser : Le résident effectue plus lentement que nous les actes quotidiens. Tout déplacement, toute activité lui demande de nombreux efforts. Respectons son rythme de vie. Le « Dépêchez vous » est une phrase inutile et humiliante.
•« Faîtes un effort » : reconnaissons le résident dans ses limites, acceptons les. Le résident ne peut pas faire d'effort, il assume sa dépendance comme il peut !
•« J'ai pas le temps » : en répondant ainsi, nous n'apportons pas de réponse au résident. Expliquons lui que nous avons entendu sa demande, que nous allons la prendre en compte, mais que nous avons besoin d'un peu de temps pour terminer ce que nous faisons... Répondre « j'ai pas le temps », c'est dire au résident qu'il n'est pas important, c'est le nier....
•« Faîtes attention » : a une valeur éducative, nous considérons le résident en situation d'apprentissage. Nous oublions qu'il est un adulte, nous l'infantilisons. A chacun d'entre nous d'anticiper la situation qui peut mettre le résidant en échec : un verre trop rempli, un objet posé sur le bord de la table...
•Ligotage, attacher : priver un résident de liberté est un acte grave. Quand marcher, se lever, rester assis sont sources de danger pour le résident, une mesure de contention peut être mise en place. Cette décision est prescrite par le médecin. Elle a fait l'objet d'une évaluation en équipe. Elle sera remise en question régulièrement. La famille doit être informée.
•Les barrières de lit : le terme exact est <<ridelles>>
•Grenouillères :  L’évolution de la dépendance du résident peut entraîner la nécessité d’utiliser la nuit, pour son confort et sa sécurité,des vêtements adaptés appelés « grenouillères », infantilisant pour la personne âgées, à la place utilisons << combinaison de nuit
•Le chariot : pour les collaborateurs le terme exact est « le fauteuil roulant »
•Il retombe en enfance : cette phrase nie leur dimension d'adulte, leur histoire et les réduit à leur perte d'autonomie.
•J'ai fini mon service : pour un résident, il y a une continuité du service. Les changements d'équipe ne le concernent pas. Mieux vaut dire que nous en informons une collaboratrice qui arrive tout de suite.
•Perdre la tête : nous respectons le résident dans son intégrité, dans son unicité. Les résidents souffrent de différentes pathologies qui affectent leurs facultés physiques ou psychiques. Ils sont atteints de troubles de la mémoire, de sénilité.... Perdre la tête c'est comme le décapiter symboliquement. « Enlever la tête » c'est réduire la personne à un corps

(Je suis entièrement en accord avec cet article)


Que faire si vous êtes témoin d'une situation de maltraitance? :
Ne jamais oublier que nous avons le devoir de signaler un cas de maltraitance.
En cas de plainte d'un résidant, vous devez écouter la personne et recueillir un maximum d'informations, rester calme et objectif.
Si vous repérez des signes d'alerte, il faut transmettre les éléments au directeur.

Vous devez informer votre directeur, qui rédige avec vous une fiche de renseignement selon la gravité de l'évenement
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Les aides-soignants font partie intégrante de l’équipe médicale qui s’occupe des résidents en EHPAD. Multitâches, ils apportent leur soutien aux infirmiers grâce à leurs connaissances pratiques et théoriques dans le domaine de la gériatrie, mais interviennent également auprès des personnes âgées pour leur apporter un soutien relationnel


Sont elles bien formés à cet emploi, sont elles écoutées, Questions?
Sont elles rémunérées à leur juste valeur, récupération RTT, Questions ?

(Petit clin d'oeil à notre grand-mère)






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